Les crop circles

Pour ceux qui l’ignorent encore, les crop circles, parfois appelés en français cercles de culture, ou agrogryphes, sont d’immenses dessins réalisés dans des champs de céréales par couchage des plantes. Simples figures géométriques ou superbes créations, ces œuvres ne sont visibles que depuis les airs et ont de quoi impressionner les témoins. Les agriglyphes comme les ont baptisés pompeusement les scientifiques remonterait officieusement à 1912. Dans son livre Thirty Indian Legends of Canada réédité en 1992, Margaret Bemister cite la légende "The Daughters of the Star" (les sœurs des étoiles) où un indien découvre un cercle aplati dans une prairie. L'auteur utilise deux termes, "ring" (anneau) et "circle" (cercle) mais privilégie le cercle, ce qui sous-entend que toute la surface fut aplatie de la périphérie jusqu'au centre.

 

Au cours des enquêtes menées ces dernières décennies, on apprit que des fermiers américains découvrirent les premières formations dans leurs champs dans les années 1950. On en découvrit également en 1966 en Australie, en 1968 près de Téhéran (dans la neige des montagnes d'Elbruz en Iran) et en 1975 en Suisse et en Turquie (dans les montagnes de Munzur). Ces formations n'ont jamais été revendiquées ni associées aux rites d'une tribu au sens large.
C'est en 1978 que le premier "crop circle" fut découvert dans le Hampshire, en Angleterre mais la découverte resta isolée. En 1981, Pat Delgado, un ingénieur en électromécanique pensionné découvrit une série de marques circulaires dans un champ de maïs à Cheesefoot Head, dans le Wiltshire, en Angleterre. Il fut tellement impressionné par sa découverte qu'il souhaita la révéler au public et écrivit un livre sur le sujet en 1990, "Crop Circles. The Latest Evidence ".
 
En 1983, Delgado raconta son histoire à Colin Andrews, un ingénieur électricien en chef qui depuis, n'a cessé d'étudier le phénomène.
Il faudra attendre 1985 pour que l'enquêteur Busty Taylor rapporte la découverte d'une formation similaire alors qu'il survola un autre champ de culture en Angleterre à bord d'un avion privé. C'est à cette époque que les "crop circles" furent médiatisés.
 
Simples cercles dans leurs premières apparitions, les crop circles sont devenus au fil des années de superbes dessins, figurant parfois des visages à peu près humains ou des signes aux allures cabalistiques. On commence à parler de land art. En 2001, l’une de ces figures reproduisait approximativement le schéma envoyé en 1974 par le radiotélescope à destination d’éventuels extraterrestres. D'autres représentent des figures mathématiques savantes.
Face à l’étrangeté de cette œuvre planétaire, une drôle de science est née : la céréalogie. Dans les années 1990, il est apparu évident que des réalisations bien humaines, et parfois revendiquées, peuplaient les champs de céréales. Est alors apparue la notion de " vrais cercles ", à l’origine inconnue, et de " faux cercles ", dessinés de main (et de pied) d’homme.
 
Pour les vrais cercles, les explications les plus spectaculaires évoquent l’action d’extraterrestres qui auraient comme motif de nous laisser quelques informations. Les tenants de cette origine non humaine mettent en avant plusieurs arguments, comme la rapidité de réalisation, la déformation des tiges de nœud variant selon la position dans le dessin), des traces de chauffage du sol, les dessins trop complexes pour un cerveau humain, etc.
Ceci dit, certains "crop circles" ont été associés à l'observation d'un OVNI. On cite par exemple la découverte d'un cercle de 10 m de diamètre aplani de manière spiralée au nord-est des Etats-Unis en 1967, donc deux ans avant la découverte du cercle calciné de Van Horn. Un témoin oculaire aurait aperçu une grande lumière la nuit précédente. En 1972, on découvrit un cercle de 15 m de diamètre également aplani de manière spiralé à Orebro en Suède. Une lumière rouge descendant vers le sol aurait été aperçue avant la découverte de la formation.
 
Aujourd'hui on dénombre plus de 5000 "crop circles" distribués dans plus de 40 pays ! En Europe il s'en crée des dizaines chaque été ! La plupart mesurent quelques dizaines à une centaine de mètres de côté ou de diamètre, cela reste de petites formations à échelle humaine. La plupart ont aujourd'hui disparu car leur durée de vie est limitée à une saison, le temps parfois que le fermier profite financièrement de cette opportunité avant d'effectuer sa moisson et laboure son champ à la fin de l'été (la plupart des "crop circles" apparaissant entre juin et août dans le Hampshire).
Certains motifs ont été créés à proximité immédiate de village, de lieu touristique ou d'un centre radar et à l'insu du personnel comme on peut le voir sur l'image présentée à gauche prise à Chilbolton le 21 août 2001 par Lucy Pringle.
 
Les "crop circles" sont devenus un phénomène de société étudié comme tel par les scientifiques, mais pas uniquement à ce titre.
Dans ce registre, les interprétations suivent la piste de messages codés, voire de documents techniques qui pourraient faire avancer la science humaine. Le principe utilisé pour le message envoyé par l’antenne d’Arecibo a été mis à profit pour tenter un décodage de certains signes. Le signal radio envoyé vers l’amas Hercule comportait une information binaire (sous forme d’un petit décalage de fréquence pour les (" "), de 1 bits, formant une image de 73 lignes de 23 caractères.
Cette méthode a été reprise pour décoder l’extraordinaire dessin découvert en 2002 près de Winchester, dans le Hampshire. On y voit la tête d’un extraterrestre flanquée d’un disque portant, sur des cercles concentriques, des zones carrées où le blé est abattu. Certains y ont vu un message, en affectant la valeur 0 aux céréales couchées et 1 aux zones intactes. Pour les premiers à avoir effectué l'analyse, il ne semble y avoir aucun doute : pour le lire, il faut utiliser le code ASCII (celui de nos ordinateurs. Avec cette correspondance entre caractères et groupes de 8 bits, on obtient un texte en anglais, dont la traduction française est celle-ci :
" Méfiez-vous de ceux qui apportent de FAUX cadeaux & de leurs PROMESSES NON TENUES.Beaucoup de DOULEUR mais toujours du temps. CROYEz..Il y a du BON là-haut. Nous nous opposons à la TROMPERIE. FERMETURE de la canalisation " (Augustin Vidovic, Cercle Zététique).
Mais la lecture du blé couché n’est pas si simple et il existe des variantes, comme :
" Se méfier des porteurs de FAUX cadeaux et de leurs PROMESSES NON TENUES. Beaucoup de DOULEUR mais encore temps. EELRIJVE. Il y a du BON là-bas. Nous nous OPposons à la FRAUDE. TUyau FERMETURE (Son de Cloche) " (Jean Pollion).
 
On remarque que le mot CROYEZ, c’est-à-dire BELIEVE en anglais, est ici remplacé par EELRIJVE. Ce terme serait un mot ummite, selon l’auteur Jean Pollion (c’est bien sûr un pseudonyme) qui a longuement étudié la langue de ces extraterrestres venus de la planète Ummo (Ummo, de vrais extraterrestres, éditions Aldane, 2003). Nos lecteurs insuffisamment familiarisés avec la fabuleuse épopée des Ummites, venus visiter la Terre entre 1950 et 1991 (ou peut-être sont-ils encore là), pourront facilement se renseigner sur internet..
 
D'autre part sur les plans physique, géologique et botanique certains "experts" mais généralement des amateurs considèrent qu'ils posent de véritables énigmes.
Suite à la répétition et la qualité du phénomène, les chercheurs prirent l'affaire au sérieux et se mirent à collecter des informations sur ces phénomènes, visitant les sites concernés, interviewant les fermiers, effectuant des mesures sur site, des prélèvements, des simulations, consultant des météorologistes, des archéologues, des agronomes, des géologues, etc. Des ingénieurs en électricité se sont penchés sur ces phénomènes, effectuant des photographies aériennes en infrarouge, des mesures et des simulations électrostatiques et électromagnétiques pour tenter de comprendre le phénomène et éventuellement son origine et la manière de le reproduire.
 
Qu'a-t-on découvert en analysant les "crop circles" ? Au cours des premières analyses on découvrit une constante dans tous ces phénomènes : sur le site on constata que la base des plants, qu'il s'agisse de maïs, de colza, de blé, de froment ou d'orge, était pliée mais n'était jamais cassée, froissée ou brûlée et les fleurs, le cas échéant, étaient restées intactes.
La sélection des pays demeure assez mystérieuse. Pourquoi les anglophones sont-ils à ce point privilégiés ? De plus, l’évolution considérable des dessins au cours de trois dernières décennies reste à expliquer.
 
Mais quelle qu’en soit l’origine, il nous reste le land art, un joli spectacle à admirer depuis un ULM ou à l’occasion d’un baptême de l’air mais aussi sur le Web…
Quelques années plus tard, deux pensionnés, Doug Bower et Dave Chorley, sans doute pris de remords ou fatigués d'avoir dupés leur voisinage, vendirent la mèche et expliquèrent qu'ils s'étaient amusés à aplanir cette aire circulaire, créant un motif géométrique au moyen d'une grande planche en bois qu'ils déplaçaient devant eux, la tenant au moyen de cordes.
 
Nos deux comparses pratiquaient cet exercice de nuit, à l'insu de leur femme et réalisèrent plus de 200 motifs de ce type !
C'est l'un des rares cas ou la supercherie fut avouée et la méthode décrite à la télévision. Elle fut amusante compte tenu de l'âge des protagonistes et trompa bien des professionnels dont certaines n'hésitèrent pas à évoquer l'hypothèse extraterrestre ! A leur décharge, il faut bien avouer que ce genre d'expertise ne s'apprend pas dans les livres. Il n'empêche que certaines formations laissent planer un doute dans l'esprit de certains "experts", un doute peut-être pas lié aux extraterrestres mais sur le plan de nos connaissances des lois de la physique, et notamment des phénomènes météos ou électromagnétiques.
Néanmoins certaines personnes refusent cette explication pour certains dessins qu'ils jugent a priori inexplicables plutôt qu'inexpliqués en raison soit de leur complexité soit de soi-disant effets extraordinaires qu'ils ont trouvés dans les champs écrasés.
 
L'enquêteur Busty Taylor aurait également mis en évidence que la terre ou les extraits de plants prélevés sur plusieurs sites présentaient également une attraction magnétique inhabituelle. Des analyses microscopiques de la terre prélevée sur les lieux révélèrent que le site fut exposé à une chaleur intense et forma de petites sphérules vitrifiées alors que les plants eux-mêmes n'avaient pas été brûlés. Selon d'autres experts, des segments de la tige des céréales auraient explosés comme si les sucs de la plante avaient été portés à haute température et fait explosés la tige.
 
Dans certains cas, l'enquêtrice Lucy Pringle a même retrouvé un oiseau dans un "crop circle" dont le corps avait littéralement explosé "comme s’il avait été cuit vivant dans un four à micro-ondes", dixit l'auteur et ailleurs "des hérissons desséchés". Au Canada, on a également découvert dans certains "crop circles" des porcs-épics écrasés ou plutôt compressés et ne présentant plus qu'une épaisseur de 5 à 10 cm comme s'ils avaient été immobilisés et durent supporter une masse très importante. Dans deux autres cas, le pauvre animal a été traîné sur quelques mètres par un objet très massif et toutes ses épines sont alignées dans le même sens que les plants.
 
Enfin, des tiges inclinées à partir de certains nœuds seraient également la preuve d'une influence magnétique sur les céréales. Or, cette hypothèse est réfutée par une simple contre-expertise sur le terrain par une personne un temps soi peu critique. En effet, des plants similaires présentant cette inclinaison à environ 30 ou 45° de la tige à partir d'un nœud existe également et aléatoirement dans les épis restés intacts en dehors du "crop circle". C’est donc un phénomène banal lié à la croissance des céréales, et sur ce point les agronomes sont unanimes.
 
Sur plusieurs sites les enquêteurs ont découvert des grains de blé déshydratés et "croustillants", d'autres où les espaces intercellulaires des plantes étaient dilatés et avaient subi une forte température, la plante était brûlée. Ailleurs la germination des plants ou le taux de croissance était altéré (plus lent ou 45% plus rapide que la normale). Enfin, dans certains sites, les zones ont été aplanies de manière alternée comme on le fait par exemple pour fabriquer un objet en rotin. Dans tous les cas l'effet semble artificiel car il est anormal et requiert l'activité d'un phénomène organisé, stable, capable de générer une force importante et à grande échelle.
Reste malgré tout à démontrer que ces effets sont corrélés avec l'apparition du "crop circle", que l'animal est bien mort ce jour là à cet endroit là par exemple, ou que les graines sèches ou germinant de manière anormale l'ont été suite à la formation du "crop circle" et l'exposition qui en résulta, ce qui n'est pas évident à démontrer. Quand bien même l'effet serait corrélé avec certains "crop circles", il n'est pas observable dans tous les lieux et n'explique que quelques phénomènes très localisés de certaines formations. On ne peut donc pas généraliser ces hypothèses.
 
Dans tous les cas on ne trouve jamais d'empreintes de pieds, de traces de compression du sol ou des cultures ou de dommages autre qu'un aplatissement des plants de manière bien précise. Pas de trace d'huile non plus, ni de graisse ou d'outil perdu sur les lieux mis à part les quelques traces de brûlures. Les cas de déshydratation des graines sont très localisés - des épiphénomènes sur des épis ! - comme les effets liés à une éventuelle chaleur ou champ magnétique.
Ce qui est également remarquable dans les "crop circles" c'est que les auteurs au sens large n'ont jamais été débusqués ou pris sur le fait. On peut évidemment considérer que dans le Wiltshire où des centaines de "crop circles" ont été découverts, l'étendue du territoire et la présence de vallons facilitent et camouflent localement le travail des auteurs. Mais de nuit, sur le versant d'une colline, près d'un village ou d'une route, leur activité peut difficilement passer inaperçue durant plusieurs heures, même s'ils travaillent entre 2 et 6h du matin, période considérée comme la plus calme de la nuit. Ou alors ils travaillent dans le noir absolu et sont nombreux sur le terrain pour accomplir leur travail très rapidement.
 
Si les formes simples peuvent se réaliser rapidement en aplatissant devant soi une planche et en prenant des repères avec des cordes tendues, dès qu'il faut aligner plusieurs motifs et plus encore s'ils sont complexes (entrelacés, de tailles progressives, etc), leur conception demande une préparation et beaucoup de précision afin de respecter la symétrie et les proportions.
Dans la plupart des cas, à partir d'un axe central et de plusieurs axes décentrées placés à des distances bien précise (1 rayon, 2 rayons, etc), on peut tracer une multitude de cercles ou des arcs de cercles, tracer des lignes droites, délimiter des intersections, des angles, etc, et tracer des figures géométriques à grande et petite échelle. Bien entendu, cela sous-entend la collaboration de plusieurs personnes, parfois une dizaine certainement, travaillant sur le terrain selon un planning prédéfini.
 
La méthode de la planche et des cordes de référence ne s'applique pas facilement aux plants qui furent entrelacés. Mais ils sont très rares. Quant aux motifs complexes (fractals, portraits, etc), tout indique qu'ils ont été conçus avec une technologie plus élaborée mais identique sur le principe.
Imaginer qu'un artiste ingénieux aurait fabriqué dans son atelier un immense gabarit d'une seule pièce ou l'aurait monté sur le terrain n'est pas concevable quand on pense au poids et à l'encombrement que représente cet objet. De plus, si le gabarit est utilisé durant la nuit, les auteurs devront obligatoirement s'équiper d'un éclairage et porter des lunettes infrarouges. S'il est envisageable d'acheter une lampe et une paire de lunettes, s'il faut en acheter pour 5 ou 10 personnes, cette passion devient vite très onéreuse.
Même si on imagine une machine télescopique installée au centre du dessin ou en deux endroits diamétralement opposés ou même en suspension dans l'air, encore faut-il pouvoir la transporter ou la déplacer sans éveiller les soupçons comme ce fut chaque fois le cas. Les auteurs n'ont semble-t-il pas utilisé de grue pour placer l'appareil de dessin au milieu du champ car on ne retrouve nulle part de traces ou d'empreinte de tel engin dans le sol, la première route ou sentier se situant parfois à plusieurs centaines de mètres de distance.
 
Reste les contraintes de temps et la discrétion lorsque l'œuvre est réalisée la nuit et près d'une route, d'un village ou d'un lieu touristique par exemple. Mais un éclairage infrarouge d'appoint peut éclairer le champ, bien que des simulations en absence totale de lumière ont été concluantes à condition que les auteurs aient préparé leur travail et disposent de cordes et de pieux en guise de repères.
Chaque année, se tient à Glastonbury, en Angleterre, un symposium international consacré aux "crop circles". Des gens y viennent des quatre coins du monde. La plupart sont des amateurs. De temps en temps un chercheur ou un journaliste se mêle à l'assemblée.
Mais rapidement, les plus critiques se rendent compte que le débat n'est pas objectif. Bercé par un décor musical New Âge, les discussions traitent de la question des extraterrestres, des OVNI, de la théorie du complot, de mysticisme, d'ésotérisme et des théories les plus farfelues. Le part pris des participants est évident. A défaut d'explication rationnelle du phénomène et d'un peu d'imagination, ils ont préféré la voie métaphysique, beaucoup plus porteuse de sens.
Certains auteurs refusent l'explication de la banale intervention humaine et n'hésitent pas à s'étendre sur de possibles implications électromagnétiques très sophistiquées que personne n'a jamais démontré, notamment la théorie micro-onde (UHF). Si on ne peut pas dire d'emblée qu'il s'agit d'idées pseudoscientifiques, il n'en reste pas moins que ces hypothèses doivent être encadrées dans des limites raisonnables et démontrées.
 
Quand elles ne sont pas émises par des "chercheurs" amateurs et farfelus, des enquêteurs tout aussi douteux ou des photographes de terrain sans compétences scientifiques, leurs conclusions considèrent que les pliures présentes dans les tiges des céréales ne sont possibles qu'au moyen d'un signal radioélectrique puissant émettant des ondes UHF. Il reste à prouver ce genre d'hypothèse et à grande échelle.
En effet, les auteurs de la théories micro-onde mettent en avant la similitude des effets constatés sur certains prélèvements avec les effets d'un four micro-onde. Selon eux, seul ce type de rayonnement est capable de produire rapidement une chaleur intense comme on l'a observé dans certaines graines ou de produire les altérations constatées sur la germination et le taux de croissance des graines ou des plants.
Si c'est possible en soi, il reste à appliquer cette théorie dans un champ de blé ou de colza. A priori cette condition sine qua non semble soit échapper à nos auteurs soit leur poser quelques problèmes pratiques,. Sans vraiment trouver de solution pratique dans cette direction, le Dr Meaden propose une théorie alternative impliquant des "tourbillons de plasma" liés à certaines conditions météorologiques, phénomènes qui devraient être de courtes durées mais qui n'ont jamais été vus ni démontrés.
 
Des associations ont réalisé des films au cours de ces simulations révélant qu'il est possible de créer des "crop circles" complexes en l'espace de quelques heures, même la nuit, mais il leur manque toujours un détail d'importance, la "signature en spirale" notamment.
En effet, des ingénieurs ont mis en évidence que dans certains cas, les plants sont aplatis dans le sens horloger depuis le centre et parfois en suivant une méthode assez complexe (en zigzag, décalage angulaire précis, etc). Ce phénomène plus ou moins intense et complexe donne un indice sur le caractère "fabriqué", séquentiel et artificiel de la formation. Mais en aucun cas il n'explique de quelle manière ni en combien de temps elle a été réalisée.
Quelquefois, les témoins (parfois confirmé par des vidéos) ont observé la présence d'un ou plusieurs petits objets brillants évoluant à quelques mètres au-dessus du champ mais ne produisant aucun effet visible sur l'environnement. En revanche, d'autres films montrent d'autres lumières en train de créer des "crop circles".
Certains n'hésitent pas à évoquer l'hypothèse extraterrestre faute selon eux d'une meilleure explication, tel l'ingénieur Colin Andrews qui étudia la question durant plus de 20 ans. Mais l'hypothèse extraterrestre pose encore plus questions qu'elle n'en résout. En tout cas les chercheurs rationnels n'y adhèrent pas.
Andrews garde toutefois les pieds (presque) sur terre et considère comme tous les scientifiques que la quasi totalité des "crop circles" sont effectivement des constructions humaines. Quant aux cas de brûlures et autre compression, à l'heure actuelle la question est ouverte.
Autrement dit, les thèses extravagantes ne sont pas confirmées alors que toutes les traces visibles dans les "crop circles" sont marquées par l'impact de la culture humaine.
Une fois de plus il faut rappeler qu'une théorie n'est valide que si on peut la démontrer et la juger par l'expérience. Et ici aussi, la solution la plus simple est toujours la meilleure. Comme un casse-tête, la solution la plus élégante et la plus rapide prime sur toute les autres.
Aujourd'hui encore, les auteurs de "crop circles" gardent l'anonymat en développant une sorte de "Land Art" anonyme avec toute l'aura extraterrestre qui plane autour.
 
Aujourd'hui les "crop circles" défrayent toujours la chronique même si on les classe un peu plus souvent dans la rubrique des faits divers. Leurs motifs et leurs dimensions ont évolué en l'espace d'une génération et sont aujourd'hui devenus hyper sophistiqués, faisant intervenir des algorithmes fractals et autres formules mathématiques, au point que les chercheurs se demandent parfois comment ils ont été réalisés en pleine nuit.
Mais tant que l'auteur ne revendique pas sa création, elle restera une anecdote et un phénomène perdu pour la science - si jamais il le mérite - et pour certains ufologues et autre mystiques, une preuve de plus du "grand complot planétaire" à propos des extraterrestres.
Où est le rapport entre les "crop circles" et les OVNI ou les extraterrestres ? Nul part disent les plus sceptiques et c'est bien là que le bas blesse. Pour l'amateur extérieur au phénomène qui le découvre pour la première fois au détour d'un article de presse ou d'un reportage télévisé, le premier sentiment est de l'étonnement devant la qualité des œuvres.
 
La thèse du canular est beaucoup plus simple à expliquer (même si elle doit être complexe dans sa forme) que l'intervention d'éventuels extraterrestres qui implique tout un contexte astrobiologique et technologique d'une nature autrement plus complexe.
Quelques thèses scientifiques ont également été publiées sur le sujet.