Ce que tout le monde devrait savoir
Sur les ovni
Exposé de J.P. D’Hondt à la réunion du GERU du 13 février 2005.
D’après l’article de Joël Mesnard paru dans L.D.L.N. N° 373
L’année dernière c’était le cinquantième anniversaire de l’importante vague d’observations de 1954. Il est maintenant intéressant d’établir un rapide bilan sur ce que l’on a apprit sur les ovnis durant ce demi siècle de recherches
Depuis 1954, nous avons accumulé une quantité importante d'informations sur le phénomène ovni. Ces informations sont certes de valeurs inégales, mais ces données, aujourd'hui disponibles, nous fournissent beaucoup d'éléments tangibles nous donnant une vue d'ensemble des acquis de l'ufologie.
Tout d’abord, nous avons un grand nombre d’observations qui sont parfaitement fiables, et ne laissent planer aucune ambiguïté quant au caractère non identifiable de la chose observée.
Ces observations établissent la réalité des ovnis, en tant que phénomène irréductible à quoi que ce soit de connu. Elles sont donc fondamentales.
Mais elles demeurent à peu près totalement ignorées du public, qui a tendance à se faire une opi-nion, sans rien savoir de ces données primordiales.
En général, l'opinion du public, basé sur ce qu’en disent les médias, ne correspond pas à ce que l’on peut connaître des faits si on se donne la peine de s’informer d’avantage.
Mais attention: si l'on cherche à éclairer les néophytes, les informations qu'il faut leur proposer doivent être soigneusement sélectionnées En présentant prématurément toutes les données, on conduirait à coup sûr ces personnes, vers des conclusions de rejets
En effet, le caractère invraisemblable. Le plus souvent même, absurde des apparitions entraîne inéluctablement une réaction de rejet, au demeurant très compréhensible, chez les personnes n'ayant aucune connaissance préalable du sujet.
Il faut donc exposer les faits fondamentaux, solidement établis et vérifiables, qui prouvent la réalité du phénomène, avant d'en venir aux témoignages innombrables eux aussi, mais dans l'ensemble plus sujets à caution, qui permettent de constater combien certains caractères manifestés par le phénomène sont étranges.
Car d'autres informations se dégagent des dizaines de milliers de cas enregistrés, mais ces informations sont plus spécifiques à ce que l’on pourrait appeler la problématique ufologique. Si ces informations ne répondent pas à la totalité des questions que nous nous posons, elles nous renseignent partiellement sur ce que sont où ne sont pas les ovnis.
Voyons d’abord ce qui est évident :
Les éléments de preuves se sont multipliés, les ovnis sont observables optiquement et par radar, ils créent des effets physiques sur l’environnement et sur le vivant, cela constitue autant de preuves matérielles de leur existence, il faut être particulièrement de mauvaise foi pour réfuter ces évidences.
Néanmoins la réalité des ovnis est encore loin, très loin, de faire l'unanimité. Les apparitions restent rares, et ne concernent, chaque fois, qu'un nombre très restreint de témoins. Cela fait que pour la plupart des gens, la question de la réalité où non du phénomène, ne se pose même pas.
Mais, il ne faut laisser planer aucune ambiguïté sur la nature de ces "preuves". En ufologie, ce que nous considérons comme des preuves n'ont encore jamais eu les qualités requises pour entraîner une reconnaissance officielle unanimement et définitivement acceptée de la réalité du phénomène.
Apparemment aucune épave n'est accessible, qui puisse attester de cette réalité. Pas même le moindre fragment d'ovni. Si de telles choses existent, comme on peut parfois le supposer, mais seulement le supposer, leur existence fait l'objet d'une telle confidentialité, que l’on est réduit à des suppositions sans fin, qui ne débouchent sur rien de concret. Il est certain que les manoeuvres et gesticulations de toutes sortes qui ont été déployées dans le but évident de discréditer l'affaire de Roswell par exemple, laissent la porte ouverte à toutes les spéculations.
En fait tout le monde, ufologues compris, continue d’ignorer l’essentiel : Ce que sont les ovnis, d’où ils viennent et la motivation de tout cela, si tant est qu’il y en ait une !
Alors qu’avons-nous dans le dossier ?
Un fait majeur est à prendre en compte: Bien que leurs apparitions se comptent par dizaines de milliers, les ovnis ne laissent presque jamais de traces matérielles qui soient de nature à établir, une fois pour toutes, leur réalité.
Je dis bien « presque jamais », en effet nous possédons dans nos archives quelques cas que nous sommes en droit de considérer comme autant de "preuves scientifiques"
Par exemple, on peut constater à travers les analyses biochimiques effectuées par le Dr Bounias sur les échantillons prélevés à Trans-en-Provence, la démonstration scientifique qu'il s'est passé quelque chose d'inhabituel et que vraisemblablement l'atterrissage du 8 janvier 1981 a bien eut lieu.
Les enregistrements radar de l’ovni observé depuis l’avion d’Air France Nice-Londres du 28 janvier 1994 prouvent tout aussi "scientifiquement" la justesse du témoignage de l'équipage.
Mais, il suffit d'ignorer les résultats d'analyses, de mettre en doute les propos du témoin de Trans en Provence, de soulever des objections du même genre dans le cas de l'A320 Nice-Londres,. . . et la preuve disparaît. D'ailleurs nous avons pu constater que ni l'affaire de Trans, ni celle de l'Airbus n'ont transformé la situation, comme on aurait pu l'espérer.
Reconnaissons que les résistances psychologiques à vaincre sont colossales. Une preuve est efficace dans la mesure où la partie à convaincre veut bien la prendre en considération. De plus, une preuve même scientifique, contenue dans une armoire métallique fermée à clé, dans les locaux du SEPRA, donc inaccessible, est-ce encore une preuve ? C'est une preuve inopérante, une preuve dormante. En ufologie, les preuves sont souvent dormantes. Plus exactement, ce ne sont pas les preuves qui dorment, ce sont ceux qui devraient les examiner.
Mais pourquoi faudrait-il fournir à tout prix des "preuves scientifiques" ? Dans toutes les circonstances de la vie quotidienne, personne n'en exige jamais autant pour se faire une opinion, ni pour agir. Laissons donc pour le moment de côté les exigences de la science, et adoptons une approche pragmatique. Il sera toujours temps de se plier aux exigences de la méthode expérimentale, le jour où les scientifiques auront cessé de dédaigner les observations d'ovnis. En attendant ce jour lointain, les choses se feront sans eux.
Ne parvenant pas à se faire entendre (ou si peu...), qu'ont fait les ufologues depuis un demi siècle ? Premièrement, ils ont persévéré, ce qui représente une pugnacité certaine.
Ensuite, avec les matériaux de base, c'est à dire les récits des observations, ils ont accumulé les témoignages, les centaines, les milliers de témoignages, ils ont tenté de faire connaître les cas les plus probants. Ces tâches étaient répétitives et ingrates, mais c’est un travail qu’il fallait faire.
Aujourd'hui, ce travail porte ses fruits, pas forcément ceux qu'on attendait ! La quantité de données publiées est telle, la cohérence de l'ensemble est si forte, qu'un certain nombre de caractères apparaissent nettement.
A travers ce qui se présentait comme un fatras d'absurdités, des grandes lignes se dessinent, avec une netteté sans cesse croissante.
Ces caractères sont souvent très surprenants, déroutants même. Remarquons toutes fois qu’en raison de l’absurdité apparente de certaines observations, conduisant à la moquerie et au scepticisme du public, cela permet au phénomène de continuer impunément ses intrusions sans provoquer la moindre panique, car il serait assez traumatisant de prendre conscience que nous sommes peut être sous l’emprise et le contrôle d’une puissance dont nous ignorons complètement les intentions qu’elle nourrit à notre égard.
Rappelons quelques comportements pour le moins aberrant:
Le fait que les ovni puissent surgir apparemment de nulle part, défier les lois de l'inertie en changeant de direction à grande vitesse, de stopper instantanément, de rester en sustentation sans aucun bruit puis de disparaître subitement pour réapparaître ailleurs, être à l'origine de sources lumineuses de très fortes intensités, avec des propriétés étonnantes, comportant des faisceaux de lumières cylindriques, tronqués, courbes, rétractables.
Ces comportements sont apparemment inexplicables à partir de nos connaissances, et ils répondent rarement à ce que l’on pouvait attendre d'engins spatiaux tels que nous les concevons. Ils contredisent dans une large mesure les idées simplistes qu'on se faisait du phénomène il y a cinquante ans.
C'est une réalité nouvelle, subtile, complexe, difficilement concevable, qui s'affirme d'année en année, au fur et à mesure que s'accumule une documentation, dans l'en-semble, plutôt déconcertante.
Rappelons certaines caractéristiques communes aux dizaines de milliers de cas connus :
Les ovnis ne sont généralement observés que par des personnes isolées. II existe un très petit nombre de cas à multiples témoins, mais ces exceptions à la règle sont rares.
Le nombre d'observations d'ovnis ayant fait l'objet de publications se chiffre maintenant par million. Pourtant, les photos et les films attestant de ces rencontres sont extrêmement réduits. On connaît divers cas où des tentatives pour prendre en photo le phénomène ont échoué, pour des raisons inexplicables. II y a là une anomalie flagrante, qui suggère que le phénomène se manifeste de manière à ne pas laisser de preuves, comme s’il maîtrisait à la perfection les conditions dans lesquelles il se montre, et avait la capacité d'éviter chaque fois de laisser des traces susceptibles de déclencher une reconnaissance générale, irréversible, de sa présence dans notre environnement.
Les apparences de ces objets, et les circonstances de leurs apparitions, semblent souvent faites pour favoriser des explications réductrices.
Par exemple : à Los Angeles, dans la nuit du 24 au 25 février 1942, le phénomène suggérait un raid de bombardiers japonais.
Lors de la vague de 1946 en Scandinavie, l'orientation des trajectoires faisait automatiquement penser à des engins venant d'union soviétique.
Dans un cas d'observation depuis un avion en vol, les signaux captés par l'équipage présentaient certaines caractéristiques de signaux émis par des radars au sol.
On pourrait multiplier les exemples...
Nous avons cité, depuis 1990, quantité d'apparitions qui semblaient faites pour entraîner des confusions avec des rentrées dans l’atmosphère d'étages de fusées ou de satellites.
Confusions également avec des sky trackers, ces projecteurs de discothèques.
II n'est pas illégitime d'interpréter ce "mimétisme" comme une forme extrêmement élaborée de camouflage.
Tout se passe comme si le phénomène exécutait un numéro devant les témoins.
Une proportion sans cesse croissante d'observations se rapportent non plus, comme par le passé, à des objets matériels, d'aspect métallique, suggérant des véhicules spatiaux, mais à des "spectacles lumineux", parfaitement inexplicables et apparemment réservés à des témoins privilégiés. Là une question se pose: c'est de savoir pourquoi ces observations concernent certaines personnes et pas d'autres. Il serait intéressant de pouvoir démontrer que cela arrive à un type particulier d'individu, mais nous n’y sommes pas encore parvenu.
D'autres exemples montrent que ces spectacles, s'ils sont observés par deux témoins situés à quelques mètres l'un de l'autre, donnent lieu à des descriptions très différentes, quasiment contradictoires.
La liste de ces bizarreries, s'allonge sans cesse.
Pour autant que nous le sachions, ni les tentatives de mesures physiques sur le phénomène, ni les tentatives d'interprétations cohérentes, n'ont à ce jour, produit de résultats probants. Pour chaque apparence de caractéristique physique, commune à divers cas, il est facile de trouver des contre -exemples ne présentant pas cette caractéristique.
Rappelons la « loi de Guérin » « En ufologie, toute loi une fois découverte et démontrée, est aussitôt réfutée par les observations suivantes »
Voici un exemple: si on lit un millier de témoignages, on aura de bonnes chances de ne pas en trouver un seul, qui concerne une observation faite par temps de pluie. La tentation est grande, alors, de conclure que les ovnis ne se montrent jamais quand il pleut. Faux! On connaît quand même quelques contre-exemples.
Tout cela donne l'impression que le phénomène s'ingénie à ne laisser apparaître aucune constante, et à prendre une très grande variété d'apparences, ce qui a pour effet de désorienter et de décourager les efforts des chercheurs.
A ces constatations s'ajoute le fait que les messages reçus par les contactés sont, dans leur ensemble incompréhensibles. Lorsque ces messages annoncent des catastrophes apocalyptiques, leur utilité pratique est souvent nulle: le fait de mettre en garde le commun des mortels, contre le risque de conflit nucléaire ou la gravité de la pollution n'est vraiment d'aucune utilité: Le quidam en question, en est probablement convaincu d'avance, et surtout il ne dispose d'aucun moyen d'action approprié.
On peut aussi supposer que la faible teneur des messages reçus par certains contactés, mais pas tous, se justifie si le phénomène ne peut exprimer que ce qu'il puise dans le psychisme humain des témoins
Et que dire de l’extrême degré d’étrangeté des cas d’abductions… Le livre de John Mark « L’affaire des enlèvements » est très révélateur à ce sujet
Les cas de dommages physiques sur les témoins, constatés dans l % environ des cas de rencontres rapprochées, ainsi que les témoignages concernant des récupérations d'implants, ne font que renforcer l'expectative dans laquelle nous mettent toutes ces constatations.
Pour toutes ces raisons, on peut caractériser les manifestations des ovnis en quelques points évidents :
- Le phénomène est suffisamment bien attesté pour qu'il n'y ait plus lieu de douter de sa réalité.
- Le caractère insaisissable qu’il manifeste, semble être un des rares point commun à toutes ses apparitions.
- Il semble par essence trompeur, et nous ne connaissons aucun cas dans lequel le phénomène ait transmis à l'homme une information claire, qui ait pu être ultérieurement vérifiée et exploitée.
- Il apparaît de plus en plus souvent que le phénomène a la volonté de nous embrouiller et de rendre la situation la plus confuse possible !
Cela donne parfois l'impression que si quelque chose où quelqu'un voulait avoir une action profonde sur la société humaine, qui ne soit pas décelable à première vue, mais exerçant néanmoins une influence à long terme, il n'agirait pas autrement.
En même temps un tel processus devrait laisser planer une explication lui permettant d’échapper à toute détection des buts recherchés, par exemple en projetant une image adaptée à notre culture et à nos préoccupations du moment.
Conclusion (momentanée) :
Devant un sujet aussi porteur de paradoxes, chacun réagit en fonction de ces présupposés philosophiques
La diversité des phénomènes déroutants de l'ufologie, nous suggère que la frontière entre la matière et une sorte de transcendance « magique » est plus ténue que nous le pensons.
La conception de l'ovni en tant que véhicule spatial, ce qui était couramment envisagé depuis les toutes premières observations, pourrait s'avérer insuffisante pour rendre compte d'un phénomène qui parait nous côtoyer d'infiniment plus près que le ferait logiquement des explorateurs extra terrestres.
Alors que nos recherches sur l'existence d'une vie extra terrestre sont résolument orientés vers les confins du cosmos, le contact avec l'intelligence qui anime le phénomène dont il est ici question, a peut être d'avantage de chances de s'établir à partir d'une dimension parallèle d'espace où de temps.
Pour espérer comprendre un jour l'étrange science dont font étalage les ovni, il nous faudra élargir notre concept de l'espace temps en y incorporant une composante appartenant encore pour l'instant au domaine de l'inconnu où de l'imagination.
Cela pourra faire l'objet d'un autre exposé, si vous le voulez bien.