DOSSIER GAIA

LA THEORIE DE GAIA.

La théorie de Gaia est une catégorie de modèles scientifiques de la biosphère dans laquelle la vie stimule et maintient des conditions appropriées pour elle-même en affectant l'environnement de la terre. Le premier auteur de cette théorie a été le scientifique anglais, James Lovelock qui a développé ses théories dans les années 60 avant de les diffuser explicitement en 1979. Il a présumé que la matière vivante de la planète a fonctionné comme une organisation simple et a appelé ce système vivant autorégulateur du nom de la déesse grecque, Gaia.
Aujourd'hui, la « théorie de Gaia » porte des connotations scientifiques de pensées quasi-mystique à la terre.
La propre hypothèse de Lovelock a été reçue au commencement avec beaucoup d'antagonisme par la communauté scientifique.
La théorie de Gaia est un éventail d’ hypothèses, s'étendant de l'indéniable au radical.
À une extrémité est le rapport indéniable que les organisations sur la terre ont radicalement changé sa composition. L'histoire de l'évolution, l'écologie et le climat prouvent que les caractéristiques exactes de cet équilibre par intermittence ont subi des changements rapides, cependant, qui sont censés causées des extinctions de civilisations. L'atmosphère, les mers et la croûte terrestre seraient les résultats des interventions effectuées par Gaia.
La forme la plus extrême de théorie de Gaia est que la terre entière est une organisation unifiée simple, en cela la vue la biosphère de la terre manœuvre consciemment le climat afin de rendre des conditions plus favorisant la vie. Les scientifiques affirment qu'il n'y a aucune évidence du tout pour soutenir ce dernier point de vue, et il est survenu parce que beaucoup de gens ne comprennent pas le concept de l'homéostasie. Beaucoup de non-scientifiques voient instinctivement l'homéostasie comme activité qui exige la commande consciente.
Des versions beaucoup plus spéculatives de théorie de Gaia, y compris toutes les versions dans lesquelles la terre est réellement consciente sont actuellement tenues pour être en dehors des limites de la science.
Le biochimiste britannique, James Lovelock, a formulé une théorie appelée l'hypothèse de Gaia- tout en travaillant avec le programme de l'espace de la NASA. Il recherchait des manières de détecter la vie sur Mars. Le nœud de sa théorie est que la matière organique et le matériel inorganique font partie d'un système dynamique qui forment la biosphère de la terre. La terre est un environnement autorégulateur et la planète elle-même est le noyau d'un système simple, unifié, un super organisme qui règle des conditions physiques pour maintenir l'environnement hospitalier.
La microbiologiste américaine Lynn Margulis était la collaboratrice principale de Lovelock pendant vingt-cinq années. Elle est une experte dans le rôle que les micro-organismes jouent dans l'évolution. Margulis affirme cette symbiose, mutation non fortuite, est la force d'entraînement derrière l'évolution et que la coopération entre les organisations et l'environnement sont les agents en chef du choix normal. Elle dit que « la grande vision de Darwin n'était pas erronée, seulement inachevé.
L'hypothèse de Gaia est fortement controversée parce qu'elle suggère que les différentes espèces (par exemple, bactéries anaérobies antiques) pourraient se sacrifier au profit de toutes les choses vivantes.
Cependant, indépendamment de la validité certaine de l'idée que la vie commande son environnement pour son propre avantage, l'identification que l'examen médical de la terre, le produit chimique, et les composants biologiques agissent l'un sur l'autre et changent mutuellement leur destin collectif, par accident ou conception, sont d’une perspicacité profonde.

James Lovelock s'est élevé officiellement sur l'usage qui a été fait par la suite de son hypothèse en se réclamant de son nom. Richard Dawkins, quant à lui, insiste sur le fait que la planète n'a que peu de caractéristiques d'un organisme vivant (bien qu'elle en ait quelques-unes), et qu'il lui manque en particulier les notions de compétition, de prédateurs et en bref de pression de sélection pour en faire un organisme au sens de ceux forgés par la sélection naturelle. Il la voit plutôt comme un système vaguement homéostatique, sans aucun des réglages fins et efficaces qui caractérisent les organismes vivants du monde biologique, et qui sont issus de la compétition cumulée sur plusieurs générations. Quelque chose, donc, plus proche d'une simple solution-tampon en chimie, ou de la loi de Le Châtelier que d'une panthère dans le monde vivant.
Des réactions d'autorégulation du même type ont été observées sur Mars par deux des trois expériences de la sonde Viking, et il n'a pas été possible alors d'en conclure si la vie existait sur Mars ou non.

Le terme générique théories Gaïa fait référence à un ensemble d'hypothèses et de théories selon lesquelles :
 les êtres vivants ont une influence sur la totalité de la planète sur laquelle ils se trouvent ;
 l'écosphère a développé une autorégulation (point non contesté même hors hypothèse Gaïa); l'existence de chaque être vivant est alors supposée régulée au profit de l'ensemble de l'écosphère (hypothèse proprement Gaïa) ;
 le système autorégulé constitué par la totalité des êtres vivants (biomasse) et des constituants non vivants composant la masse totale de la Terre, et sans doute aussi le rayonnement solaire extérieur, possède des mécanismes internes pouvant le faire considérer comme un être vivant, conformément au paradigme cybernétique. Celui-ci est nommé par convention Gaïa par allusion à la déesse mère grecque.

Il existe des précédents d'ordre mystique et religieux à cette théorie.
Aucune de ces idées ne peut être considérée comme hypothèse scientifique : par définition, une hypothèse scientifique doit pouvoir être testée. Ces conjonctures peuvent être considérées d'un point de vue social et peut-être de philosophie politique, elles peuvent également avoir des implications d'un point de vue théologique.
Un point de vue social de la théorie Gaïa concerne le rôle des humains comme espèce clé. Si les humains agissent pour prévenir le changement climatique global, etc., alors ils agissent eux-mêmes pour assurer une homéostatie.
La question de ce qu'est un organisme et de l'échelle à laquelle il est rationnel de parler d'organisme plutôt que de biosphère, peut donner naissance à un débat sémantique.
Nous sommes des écologies dans le sens où notre corps abrite des bactéries ou des parasites, et pour ces derniers, notre corps constitue une sorte de biome. Cet état d'esprit peut être appliqué aux planètes.
L'argument avancé est que ces organismes symbiotiques, incapables de survivre séparément l'un de l'autre, loin de leur climat et de leurs conditions locales, forment un organisme unique et à part entière, selon une conception de l'organisme plus vaste que l'acception traditionnelle. Cette utilisation du terme organisme fait souvent l'objet de débats. Selon cette définition, la théorie avance que la totalité de la biomasse terrestre est un organisme.
Malheureusement, beaucoup de partisans des théories Gaïa ont du mal à se positionner sur l'échelle des théories, ce qui rend la discussion et la critique difficiles.
Beaucoup d'efforts ont été faits pour clarifier ce que sont ces différentes hypothèses et pour trouver des tests permettant de les valider.
Richard Dawkins, tout en soulignant le côté autorégulateur de la planète, met l'accent sur le fait que les auteurs de l'hypothèse Gaïa ont oublié la condition essentielle nécessaire à définir un être vivant et son évolution, qui est l'opposition permanente à un milieu extérieur - proies et prédateurs -, seule susceptible de le faire évoluer au fil du temps par le mécanisme bien connu de l'évolution naturelle. Cette opposition n'existe pas pour la Terre, qui n'a ni milieu, ni proies, ni prédateurs. Dawkins affirme donc parfaitement abusive le fait de la faire assimiler à un organisme vivant au seul prétexte qu'elle possède une dynamique comme en a aussi n'importe quel système animé (un incendie de forêt, un ouragan, une avalanche...) et que les autorégulations concernées n'ont pas le moindre rapport avec des manifestations de vie'.
Le retour moderne de la Terre-mère pourrait signer l'apparition de nouveaux mythes selon certaines personnes.
Par exemple, le mythologue Joseph Campbell pensait que l'hypothèse Gaïa pourrait être un futur mythe, qui parlerait non pas d'une localité ou d'un peuple, mais d'une planète entière, avec tous les êtres vivants qui s'y trouvent. Le nouveau mythe indiquerait comment entrer en rapport avec la nature et le cosmos, et la société concernée par le mythe serait une société planétaire.
Le mythe de Gaïa est aussi exploité par Isaac Asimov sur une partie du cycle de Fondation. Il en fait un élément de réflexion centrale face à la robotisation des mondes.