LE CAS D'HESSDALEN ( NORVEGE )

Au cours d’une étude de quinze jours conduite en deux fois, en 1984 et 1985, de courageux chercheurs scandinaves ont bravé la nuit arctique en quête d’ovni, dans la vallée de Hessdalen, en Norvège, à 8 km en dessous du cercle polaire.

En décembre 1981, les villageois avaient aperçu une quantité d’objets étranges dans le ciel.

En cinq semaines de janvier et février 1984, on avait signalé 188 apparitions de lumières amorphes, ovales ou d’objets en forme de cigare.

Les chercheurs de Hessdalen étaient bien équipés, munis, entre autres, d’un radar et d’un sismographe.

Ils réussirent à détecter plusieurs ovni au moyen du radar alors que les objets eux-mêmes n’étaient pas visibles et ramenèrent quelques photographies à longue distance.

Ils observèrent également des lumières étranges dont l’origine était inconnue.

C’est ainsi que fut repérée une lumière de la minceur d’un rayon laser en train de se déplacer sur la neige, au niveau du sol, jouant autour des pieds d’un villageois qu’aidait l’équipe , avant de brusquement disparaître.

Une fois encore, il fut impossible d’identifier le phénomène local, ou d’expliquer pourquoi les objets volants non identifiés apparaissaient en des endroits privilégiés.

Parallèlement à ces recherches, une théorie fut proposée pour expliquer non seulement l’existence des fenêtres, mais les OVNI en général. Avancée par Michael Persinger, psychophysiologiste canadien, elle rendait les processus géophysiques associés aux failles de la croûte terrestre responsable des lumières que les gens prenaient pour des vaisseaux de l’espace.

L’activité tectonique mouvements souterrains de la Terre, le long des lignes de faille – or Hessdalen est situé justement dans une zone de faille – comprime les cristaux de quartz de la roche, libérant une forme d’énergie dite pièzo-électrique.

Celle-ci à son tour, selon Persinger, pourrait produire des boules de lumière de longue durée, au comportement imprévisible.

Bien plus, cette même énergie serait capable d’interférer avec les impulsions électriques du cerveau humain, conduisant certaines personnes à prendre des lumières terrestres pour des ovnis.

Nombre de savants, cependant, doutent que la compression du quartz libère l’énergie requise pour ressembler à un objet volant non identifié.

L’autre proposition mise en doute est la capacité de l’électricité à influencer les processus de la pensée à un degré significatif.

Les observateurs de fenêtre ne tiennent pas compte non plus de la théorie de Persinger.

Si l’on en croit Rutledjge, les lumières terrestres n’auraient pas pu constituer le centième des témoignages recueillis à Hessdalen est criblé de failles ; pourtant les chercheurs n’enregistrèrent aucune activité sismique tout le temps que dura le programme.

Il est curieux de constater que les équipes qui avaient été appelées à travailler dessus sentirent qu’elles n’étaient pas seulement en train d’observer des ovni mais que les ovni eux-mêmes paraissaient réagir et entretenir une relation avec elles.

Les observateurs semblaient répondre au fait d’être observés aux jumelles ou au télescope , ou d’avoir des feux braqués sur eux.

Parfois, ces mystérieux objets allumaient leurs propres lumières apparemment soucieux de communiquer une réponse ou disparaissaient brutalement, comme s’ils n’osaient pas se laisser observer.

Il fut même rapporté que certains ovni semblaient connaître, peut-être par l’interception des communications radio, ou télépathie, le programme prévu par les chercheurs.

Comme l’écrit le professeur Rutledge dans son résumé des événements : " La réalité de ces expériences dépassa la simple mesure des propriétés physiques des ovni effectuées par des observateurs neutres.

Une relation, une reconnaissance mutuelle s’instaura entre les ovni et nous-mêmes. Nous participions à un jeu commun ".