LES APPARITIONS MARIALES ET LES OVNIS

Les apparitions mariales ont-elles quelque chose à voir avec les ovnis, sont-elles le fait d'une intelligence non humaine, extraterrestre, ou bien sont-elles dues à une intervention divine ?
On se demande si ce ne serait pas là une manipulation, si le religieux ne serait, après tout, qu'une mise en scène orchestrée par des entités extraterrestres en vue de nous faire adopter certaines croyances, et d'une certaine manière, notre vie, et par là même, notre destinée.
Le premier auteur à avoir fait des rapprochements pertinents entre l’apparition mariale de Fatima et certaines manifestations d’OVNIs est Paul Misraki (1962, 1968).
Ultérieurement, d’autres auteurs (Jacques Vallée, etc.) ont aussi évoqué les ressemblances entre ces deux types de phénomènes.
Dans son livre Paul Misraki a fait le parallèle entre la description du « miracle » de Fatima et le contenu de certains témoignages contemporains d’observations d’OVNIs...
Les théories :
Les éléments de comparaison mis en exergue ci-dessus, associés aux éléments d’information concernant le « globe lumineux », les « corpuscules blancs » et la « danse du Soleil », constituent une véritable preuve de l’identité de nature des manifestations mariales de Fatima et de certaines apparitions de type OVNI.
Cette étroite parenté de manifestation permet d’évacuer les autres interprétations données, à tort, par certains spéculateurs :
Une réelle « danse » du Soleil.
La théorie hallucinatoire.
L’invention pure et simple ou l’imposture ( Gérard de Sède ).
La théorie phosphénique (Francis Lefébure).
L’explication faisant intervenir les militaires (Emmanuel Dehlinger).

a) La danse du Soleil :

La réelle danse du Soleil est à exclure totalement.
Et ce, pour plusieurs raisons évidentes :
On imagine mal notre astre dispensateur de vie se mettre à "danser" !
Cela aurait occasionné, évidemment, des dégâts considérables au niveau du système solaire et en particulier au niveau de notre planète…
Aucun astronome n’a évidemment vu de comportement solaire bizarre au moment de l’apparition de Fatima.
Et, bien sûr, personne n’a vu de ‘‘danse solaire’’ ailleurs que dans la localité de Fatima.
La prétendue « danse » était donc circonscrite au lieu de l’« apparition ».
Les similitudes frappantes avec le comportement cinématique des OVNIs excluent aussi toute « danse solaire ».

b) La thèse de l'hallucination :

La théorie hallucinatoire ne tient pas la route pour plusieurs raisons.
Voici d’abord ce que Paul Misraki a noté à ce sujet :
« Aucun observatoire de notre planète, nous nous en doutons, n’avait remarqué la moindre anomalie dans le comportement du Soleil en ce 13 octobre 1917 : l’astre du jour n’avait donc pas vraiment ‘‘dansé’’, ni jeté des étincelles, ni changé de couleur.
Et cependant la foule avait vu.
Alors on parla d’hallucination collective, et l’on admettra sans peine que ce fut là l’hypothèse la mieux accueillie.
Les partisans de Fatima objectèrent que rien ne pouvait justifier la forme particulièrement insolite qu’avait revêtue cette prétendue hallucination.
En effet, les spectateurs de la Cova da Iria, si portés qu’ils fussent à accueillir l’idée d’un prodige imminent, s’attendaient à ‘‘voir’’ apparaître la Sainte Vierge, ou le Christ, ou même toute la Sainte Famille réunie, ou bien à assister à une nouvelle pluie de fleurs blanches ou quelque autre phénomène en rapport avec les apparitions ; dans cette attente ils s’étaient tous tournés dans la direction du chêne vert, centre habituel des manifestations précédentes.
Absolument personne, au moment où Lucia jeta son cri : ‘‘Regardez le Soleil !’’, ne pouvait imaginer un spectacle aussi abracadabrant, encore moins communiquer à la foule tout entière une vision uniforme d’une fantasmagorie aussi imprévisible ; d’autant plus que cette même foule, pour ‘‘voir’’, dut opérer un mouvement de volte-face et tourner le dos au chêne vert.
Cet argument psychologique ne s’avéra pas suffisant pour convaincre les partisans de l’hallucination ; il en surgit alors un autre, beaucoup plus solide.
A quelques kilomètres de la Cova da Iria les habitants d’un village, qui vaquaient à leurs occupations ordinaires - et qui, par conséquent, ne se trouvaient pas dans une ambiance propice à l’hallucination -, avaient eu le regard attiré par le spectacle insolite du disque en mouvement et purent l’observer à distance.
Ils s’étaient tous réunis sur la place, se demandant quelle signification accorder à ce phénomène.
Or, si l’on accepte de considérer comme ‘‘possible’’ qu’une hallucination collective s’empare unanimement d’une foule composée de plus de cinquante mille individus rassemblés en un même lieu sous l’effet d’une préoccupation identique, il n’en va pas de même lorsque deux foules se trouvent séparées par une distance de plusieurs kilomètres et lorsque l’un des deux groupes n’a subi au préalable aucune préparation psychologique.
Dans de telles conditions l’hallucination devient, du point de vue scientifique même, tout à fait improbable. » ce commentaire tout à fait pertinent de Paul Misraki il faut bien sûr ajouter les rapprochements qui ont été faits plus haut avec certaines manifestations de type OVNI.

c) La thèse de l’invention :

Henri Broch rappelle que ces trois petits bergers ont vu apparaître dans un chêne vert une
« espèce de poupée très jolie », une petite Dame toute vêtue de blanc qui leur parla sans remuer les lèvres, d’une ‘‘voix fluette et mélodieuse’’, et leur demanda de venir six fois au même endroit, le 13 de chaque mois.
Henri Broch note que les photographes présents ont pris des clichés de la foule, mais pas le
« prodige ».
Il cite aussi un livre (qualifié d’« excellent ») de Gérard de Sède, dans lequel ce dernier opte pour l’imposture. Gérard de Sède mentionne un article daté du 23 juin 1917, publié par le journal « O Seculo », dans lequel un journaliste évoqua une « spéculation commerciale bien montée » (en relation avec la découverte d’une source minérale).
Dans la région la mort des deux enfants parut suspecte.
Ainsi, le chanoine Casimir Barthas rapporta les propos suivants à propos de la mort prématurée de Francisco et Jacinta : il « fallait faire disparaître ces petits qui auraient fini par dévoiler la comédie ».
Tant qu’il restera quelqu’un de vivant « l’affaire ne peut marcher »…
En 1921 Lucia quitta son village à jamais pour vivre dans une pension religieuse de Porto sous une fausse identité.
Henri Broch parle à ce sujet de « séquestration illégale ».
A 17 ans, « toujours en secret, toujours illégalement », elle fut transférée en Espagne d’où elle revint (lors de l’éclatement de la guerre d’Espagne) pour ensuite être cloîtrée à Porto puis au Carmel de Coimbra.
Un hôpital et une chapelle furent construits, et une revue sur Fatima (organe officiel du pèlerinage) fut publiée : « A Voz da Fatima ».
En 1922 Monseigneur Da Silva ordonna l’ouverture de l’enquête.
Ce n’est qu’en juillet 1924 que l’on consigna pour la première fois un témoignage de Lucia.
En juin 1927 Monseigneur Da Silva dit avoir assisté à une pluie de pétales de fleurs qui se sont évanouis avant de toucher le sol.
En 1928 un hôtel (pour les pèlerins et touristes) et une prison (pour les pèlerins mendiants) furent construits autour de la chapelle.
En mai 1928 Monseigneur Da Silva autorisa le placement de la première pierre d’une basilique à la Cova, « alors que l’enquête ecclésiastique n’est pas encore terminée ! ».
Et en 1930 l’évêque Da Silva proclama légitime le culte de Notre-Dame de Fatima.
Monseigneur Da Silva fit parcourir le monde entier par des statues à l’effigie de Notre-Dame de Fatima.
Cinq colombes venaient se poser, l’une après l’autre, devant la Vierge.
Ici et là, sur le passage de la statue, les colombes étaient ainsi venues se poser sur les épaules ou la tête de l’effigie, en « signe d’adoration » en quelque sorte.
Il ne s’agissait cependant pas d’un « miracle » (lequel se produisit aussi à Paris en 1952), mais de colombes dressées voyageant dans la soute à bagages de l’avion marial.
Henri Broch note que la « caravane publicitaire de la firme Fatima se déplaça ainsi longtemps avec tout son attirail ».
Pie XII a mondialisé Fatima, et Paul VI s’est rendu à Fatima pour le cinquantenaire des apparitions…
Henri Broch mentionne aussi les deux photos publiées par l’‘‘Osservatore Romano’’ du 18 novembre 1951.
Le 13 mars 1952 l’‘‘Osservatore Romano’’ reconnut que ces photographies du « prodige solaire » étaient truquées, le fabricant des documents s’étant fait connaître.
Il s’agissait de dessins de pure fantaisie…
La question n’est donc plus de savoir si les extraterrestres existent, ni même s’ils sont déjà là, mais de savoir à qui nous avons à faire.
C’est là précisément que le problème rejoint notre sujet car, pour un certain nombre d’ufologues, ce sont des extraterrestres qui seraient à l’origine de toutes les apparitions de figures religieuses, chrétiennes ou non, à travers les siècles et ils seraient même peut-être à l’origine de toutes les « révélations » et de toutes les religions.
Je devine qu’une telle hypothèse doit faire bondir bien des croyants.
Cependant, cette hypothèse, du moins sous cette forme, ne suffit pas d’une réaction affective spontanée pour la réfuter.
Nous verrons qu’il faut l’examiner de près et que les choses sont peut-être plus subtiles qu’il n’y paraît au premier abord.
Plusieurs des témoignages rapportés au cours des siècles peuvent correspondre à des phénomènes naturels réinterprétés en fonction de la culture des différents pays : des rêves correspondent à des archétypes, des récits sont le fruit de la création poétique, etc.
Il n’en reste pas moins que dans la liste impressionnante de témoignages anciens qu’il présente, un bon nombre doit bien correspondre vraiment à des manifestations d’Ovnis.
Un phénomène qui s’adapte
Une chose frappe beaucoup tous les spécialistes des Ovnis, c’est l’adaptation de leurs manifestations au niveau technique atteint par l’humanité à chaque époque.
L’idée sous-jacente à l’hypothèse des extraterrestres est que ceux-ci semblent capables de prendre n’importe quelle forme en fonction de nos attentes et de nos connaissances, sous forme d’engins spatiaux, dans certains cas, par exemple lorsqu’ils veulent nous prouver que nous sommes sous leur surveillance, sous formes religieuses dans d’autres cas, lorsqu’ils veulent nous aider à traverser certaines épreuves ou à retrouver le chemin d’une certaine recherche spirituelle.
Jacques Vallée fait ainsi remarquer que ces manifestations d’Ovnis semblent correspondre à un schéma pédagogique : « Le meilleur programme de renforcement combine la périodicité et l’imprévisibilité…
Il est intéressant de constater que le schéma des vagues d’OVNI a la même structure qu’un programme de renforcement. »
L’hypothèse de Vallée et de beaucoup d’autres est que ce serait la même intelligence qui serait à l’origine de ces deux types très différents de phénomènes et qui poursuivrait à travers ces voies différentes le même but : « Les thermostats contrôlent la température ; les gyroscopes contrôlent la direction dans laquelle vole une fusée.
Que peut bien contrôler un phénomène paranormal ?
C’est de cela qu’il s’agit.
Les apparitions religieuses sont-elles produites par quelque intelligence supérieure dans le but de « conditionner » et de « contrôler » nos croyances ?
Et si c’est le cas, dans quel but ?
On retrouve le même mécanisme à travers l’histoire
Or, nous trouvons le même mécanisme d’évolution à travers l’histoire de la spiritualité du Moyen Âge, en soulignant que la plupart du temps il s’agit plutôt de visions de la Sainte Vierge, avec toute une mise en scène, que d’apparitions mariales proprement dites.
Pourtant cette analogie entre l’évolution des phénomènes ovnis et celle des visions ou apparitions ne suffirait pas pour justifier l’hypothèse de deux modes parallèles de manipulation gérés par une même intelligence supérieure.
Les partisans de cette théorie ont donc entrepris une comparaison beaucoup plus fine et détaillée de ces manifestations religieuse des autres apparitions mariales.
Cependant, la plupart des chercheurs ne font pas de distinctions et pensent que ce sont probablement toutes les apparitions religieuses, chrétiennes ou non, qui sont à réinterpréter dans le même sens.
Un des arguments invoqués par le regretté Gilles Pinon pour attribuer les apparitions de Fatima aux extraterrestres serait la présence d’affirmations théologiques très douteuses dans les messages de la Vierge.
Certains ont tenté d’analyser le rapprochement entre les phénomènes ovnis et cette danse du soleil de Fatima avec beaucoup plus de précision.
Jean-Claude Bourret et l’ingénieur Jean Goupil se sont ainsi essayés à reconstituer ce qui a vraiment pu se passer à Fatima en interprétant le tout comme une manifestation de deux Ovnis et d’extraterrestres.
Gilles Pinon a repris la même intuition en la simplifiant un peu et a tenté, à partir des grilles de classement établies par Hynek et Jacques Vallée, de rendre compte de cette danse du soleil jusque dans ses détails.
Gilles Pinon essaie d’interpréter les apparitions de Fatima comme un « phénomène ovnien », sans pour autant remettre en cause les autres apparitions mariales traditionnelles.
Pour ce faire, il insiste, nous l’avons dit, sur le caractère unique qu’auraient les apparitions de Fatima par rapport à toutes les autres.
Mais il est aussi contraint d’avouer que si, à Fatima, il s’agit d’un phénomène d’Ovni, alors celui-ci, à bien des égards, s’est comporté comme une manifestation d’Ovni unique, très différente de toutes les autres :
Les manifestations d’ovnis procèdent toujours par surprise, reconnaît-il, or la danse du soleil, à Fatima, avait été annoncée.
Les extraterrestres restent extrêmement discrets, leurs manifestations sont fugitives ; or, le phénomène atmosphérique de Fatima s’est montré à une foule immense.
Ces considérations ne l’empêchent pas cependant de conclure, peut-être un peu vite, que « la danse du soleil appartient donc d’une façon incontestable au phénomène ovnien », ou encore, de façon plus détaillée que « le soleil de la Cova da Iria est d’une part un Ovni, d’autre part un spectacle revêtant des ornements divins, monté par une intelligence inconnue étrangère à notre monde. »
Si l’on étudie les manifestations de lumière des apparitions sans tenir compte de tout du contexte mystique, il devient plus facile de les assimiler aux lumières des phénomènes Ovnis.
C’est malheureusement ce que font les ufologues, grands spécialistes des Ovnis, mais moins au courant des apparitions religieuses.
Cependant, même si l’on accepte de considérer les apparitions de Fatima comme un cas à part, encore faut-il le traiter dans son ensemble.
Or, la danse du soleil est loin d’être la seule manifestation de lumière.
C’est bien la seule que voyait la foule mais, pour les trois enfants, Lucie, Jacinte et François, il y en avait une autre beaucoup plus importante.
Là, on entre vraiment dans le domaine mystique et la différence avec les phénomènes spectaculaires est importante.
Mais il y a cependant un lien entre les deux. Le signe extérieur, destiné à frapper les foules, n’a de sens que parce qu’il renvoie à l’expérience intime et proprement mystique.
Mais si celle-ci vient vraiment de Dieu, il est impossible que le signe extérieur n’en vienne pas aussi.
De fait, nous avons plusieurs témoignages de gens, prétendant avoir assisté à une manifestation d’Ovnis ou même avoir fait l’objet d’un enlèvement par des extraterrestres, qui ont vécu cette expérience comme une rencontre religieuse.
Cependant, ceci n’implique pas nécessairement que cette rencontre ait eu effectivement un caractère religieux.
Cette impression tient peut-être seulement au fait que certains chocs psychologiques profonds entraînent presque automatiquement les mêmes réactions dans le psychisme humain.
C’est ce que semble dire un passage d’un document déclassifié de la National Security Agency, reprenant à son compte le résultat des recherches de Jacques Vallée, spécialiste des Ovnis, sur les réactions humaines devant des « phénomènes inusuels »
Évidemment, les manifestations d’Ovnis n’ont, à première vue, rien à voir avec les apparitions religieuses.
Mais, à en considérer les effets que nous venons d’évoquer, on est en droit de se demander si ce ne serait pas les mêmes entités qui provoqueraient ces « rencontres rapprochées », avec ou sans soucoupe volante, avec ou sans figure religieuse.
C’est précisément la position de Jacques Vallée qui rejette le caractère religieux des apparitions de Lourdes tout autant que de celles de Fatima.
Pour lui, la Vierge demande à Bernadette « des actes absurdes ».
Ce sont donc toutes les apparitions qui, à son avis, sont à attribuer aux extraterrestres.
Jean Sider, pour sa part, après avoir fait un résumé des événements de Zeitoun, déclare qu’à son avis ce n’est pas Dieu qui se trouve derrière ces apparitions, mais « un responsable pas aussi haut placé, mais cependant nettement supérieur aux sociétés humaines.
Le manipulateur de Vierge Marie et de petit Jésus, dans ce cas-ci, pourrait bien être celui qui manipule les Ovnis.
La panoplie des artifices déployés nous en suggérant l’idée. »
Le même auteur suggère qu’il en est probablement de même pour les apparitions de La Salette, Lourdes, Pontmain et « autres affaires ».
Ils affirment pouvoir prendre toutes les formes…
On peut d’ailleurs évoquer encore de nombreux arguments en faveur de cette hypothèse.
Dans de nombreux récits d’enlèvements, les kidnappés expliquent que les extraterrestres peuvent prendre n’importe quelle forme, y compris nos formes humaines.
Les cas de guérisons accordées par des extraterrestres ne sont pas rares.
Cependant, s’il est relativement normal que l’on ait tendance à attribuer les manifestations d’Ovnis à répercussion spirituelle et les apparitions religieuses aux mêmes forces de l’Au-delà, on ne peut le faire pour tous les phénomènes liés aux extraterrestres.
Toutes les rencontres rapprochées ou les enlèvements ne se passent pas toujours aussi bien.
Dans la très grande majorité des cas ces expériences sont un véritable traumatisme et laissent une peur panique.
Il n’est pas vrai que cette angoisse ne repose que sur des mécanismes psychologiques induits par des séances d’hypnose, ce qui reviendrait à dire que ces craintes ne reposent que sur des fantasmes, autant dire sur rien.
Le caractère redoutable de ces rencontres avec les extraterrestres est tellement marqué qu’un certain nombre d’ufologues en sont venus à voir en eux des forces du mal.
Et voilà que nous retrouvons ainsi la première hypothèse, celle des forces du mal, mais par une autre voie.