René Fouéré nous a quittés il y a 20 ans maintenant ( le 14 janvier 1990 exactement ). Vivement intrigué, dès la fin des années quarante, par le problème des soucoupes volantes, René Fouéré a été, du milieu des années soixante jusqu’en 1977, la cheville ouvrière du Groupement d’Etude des Phénomènes Aériens ( GEPA) et de sa revue trimestrielle, Phénomènes Spatiaux. Suite au décès du général Chassin, en 1970, il lui avait succédé à la présidence du GEPA.
Tout au long de ces années, René n’a cessé d’insuffler, dans le monde fréquemment agité de l’ufologie, et par dessus tout, de respect de la vérité. Assez peu sensible à l’aspect " fantomatique " du phénomène, qui nous préoccupe tant aujourd’hui, il s’est surtout attaché à en mettre en évidence les aspects les plus directement, les plus matériellement tangibles, avec l’espoir d’amener la communauté scientifique à aborder franchement le problème, avec toute la puissance de ses moyens.
Il l’a fait avec constance, malgré des difficultés de toutes sortes, et avec une application de tous les instants. Il l’a fait aussi de la façon la plus aimable qui soit, en se montrant à chaque instant parfaitement délicat, attentif et courtois. Ce ne sont pas des propos de circonstances. Tous ceux qui l’on connu ont apprécié, chez René Fouéré, des qualités humaines rares. L’œuvre qu’il a laissé, notamment dans un domaine qui n’a rien à voir avec l’ufologie, atteste la profondeur et la totale sincérité de sa recherche. La qualité la plus surprenante, chez lui, était la bienveillance. D’humeur parfaitement égale et toujours paisible, il faisait preuve en toutes circonstances d’une étonnante faculté de compréhension, même envers des types de comportement dont les motivations lui étaient profondément étrangères.
René Fouéré, malgré la gravité des problèmes qui n’ont cessé d’attirer toute son attention et sa subtile intelligence, était aussi, tout simplement, un homme calme et affable, jamais emporté, toujours souriant. Il avait beaucoup d’humour et plaisantait volontiers. C’était un homme sage et aimable, constamment habité par une pensée pleine de discernement et profondément humaine.
Dès sa jeunesse, ses penchants naturels l’avaient amené à s’intéresser de très près à l’enseignement de Krishnamurti, dans lequel il avait très tôt reconnu un moyen de comprendre les mécanismes de nos conditionnements psychologiques et de remédier, de la façon la plus radicale qui soit, à bien des drames qui nous déchirent. Plus encore qu’à l’étude du phénomène OVNI. René Fouéré a consacré sa vie à faire connaître l’enseignement de Krishnamurti, et à partir de 1977, il a employé toutes ses forces à cette tâche. Il écrivit l’ouvrage : Krishnamurti, ou la Révolution du Réel.
Francine Fouéré n’a jamais cessé de soutenir son époux, depuis les débuts du GEPA et continue encore son combat pour l’ufologie.
Merci à eux deux.